
28 juillet 2025. Avant même qu’on ait fini de digérer les vacances d’été, La Poste l’annonce sans sourciller : à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les tarifs postaux s’envolent de 7,4 % en moyenne, avec en tête d’affiche la Lettre Verte qui grimpe de 1,39 € à 1,52 € — soit une flambée de 9,35 %
Ce qui va changer le 1er janvier 2026
Le timbre vert passera de 1,39 € à 1,52 €, soit une hausse de 9,35 %. Le tarif de la lettre recommandée (jusqu’à 20 grammes) grimpe de 5,74 € à 6,11 €. La lettre Services Plus augmente aussi fortement, passant de 3,15 € à 3,47 €. Même l’e-lettre rouge, censée être plus moderne et rapide, passe à 1,60 €, contre 1,49 € aujourd’hui. Enfin, la lettre internationale (jusqu’à 20 grammes) sera désormais facturée 2,25 € au lieu de 2,10 €.
Et pendant tout ce temps…
- Le service postal se délite : bureaux fermés, tournées supprimées, effectifs réduits.
- Les facteurs font des merveilles… mais ont la tête à cinq tournées au lieu d’une.
- Chez La Poste, on vend du rêve dans les comités de direction pendant que les usagers attendent trois QUATRE jours pour une lettre.
Le grand paradoxe
On paie plus cher pour un service toujours plus inaccessible et malmené. La Poste prétend qu’il faut augmenter pour maintenir le service universel… alors que ce service disparaît jour après jour. Lettre ouverte (mais bon, à qui on l’envoie ?)
- Une lettre pourrait-elle arriver avant qu’on en connaisse le prix ?
- Peut-on encore appeler facteur la personne qui distribue trois tournées à la place d’une ?
- Pourquoi les hausses tarifaires servent-elles à masquer… la disparition progressive du service public postal ?
À ce stade, le seul courrier qu’on recevra encore, c’est l’avis d’augmentation… envoyé par mail.